Une construction passive consomme beaucoup moins d’énergie qu’une maison traditionnelle. A titre de comparaison, une maison passive consomme 15 kWh/m²/an, alors que les logements construits dans les années 1960 consomment en moyenne 320 kWh/m²/an. Ce type d’habitat présente également l’avantage d’offrir une température ambiante agréable hiver comme été, sans utilisation excessive de chauffage.

 

La performance énergétique peut être atteinte grâce à l’optimisation des apports solaires et métaboliques (des occupants, de l’électroménager) et d’une isolation renforcée des murs, de la toiture et du sol. L’enveloppe de la maison est alors entièrement conçue de manière hermétique afin d’éviter les ponts thermiques, les déperditions de chaleur et d’assurer une parfaite étanchéité à l’air. Le renouvellement de l’air intérieur est assuré par l’installation d’un système de ventilation mécanique double flux.

D’autre part, le choix des matériaux isolants est primordial pour la construction de ce type d’habitat : bois, brique, argile, chanvre, béton cellulaire…

 

Pour être qualifiée de « passive » une maison doit réduire d’environ 80 % ses dépenses d’énergie de chauffage par rapport à une maison neuve construite selon les normes allemandes d’isolation thermique de 1995, normes déjà très exigeantes.

 

Les standards d’une maison passive :

Un besoin de chauffage ? à 15 kWh/m2.an

Un besoin en énergie totale ? à 42 kWh/m2.an

Besoin en énergie primaire ? à 120 kWh/m². an

Une étanchéité à l’air n50  ? 0,6 h-1

Un vitrage présentant un coefficient U ? à 0,8 W/m2K

Une isolation performante présentant un coefficient U ? à 0,15 W/m2K

 

Les standards d’une maison passive permettent de diminuer les besoins énergétiques sur le long terme, tout en améliorant le confort des occupants. Opter pour ce type de construction, c’est consommer moins d’énergie et donc dégager moins d’émission de gaz à effet de serre.

 

En France, les performances de ce standard devraient, suite au Grenelle de l’environnement, s’inscrire dans la future règlementation thermique RT2020, mais le label officiel Haute performance énergétique (HPE), devenu Haute qualité environnementale (HQE) s’en est inspiré, sans être aussi exigeant, en accordant toutefois plus d’importance au bilan écologique des matériaux utilisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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